Une solution d’arrosage automatique gravitaire clé en main !

Par défaut

Je vous en parlais il y a peu, l’arrosage automatique sans eau courante ni électricité, ça marche contrairement à ce que certains veulent nous faire croire ! En revanche, il n’est pas évident de concevoir son schéma d’arrosage, ni de penser à toutes les pièces nécessaires. J’ai donc tout fait à votre place ! Voici ma solution clé en main.

Le matériel nécessaire

Pour rappel, après plusieurs essais erreurs sur le schéma à mettre en place (que je présente dans l’article en lien ci dessus), je suis parvenu à celui-ci pour irriguer deux parcelles rectangles de 6 m sur 1.75 m.
Il est maintenant temps de vous détailler la liste des équipements que j’ai utilisé. A nouveau, je tiens à remercier la société Hozelock, qui m’a généreusement fourni le matériel nécessaire à mes différents tests. C’est la raison pour laquelle les produits présentés sont quasiment tous des produits Hozelock. J’ai choisi cette marque pour sa grande qualité mais aussi car on la trouve très facilement en jardinerie, vous ne devriez donc pas avoir de mal à vous procurer les différents accessoires. Mais, bien entendu, vous pouvez tout à fait utiliser des produits équivalents d’autres marques !

La récupération d’eau

Sur ce point, rien de bien original, l’eau de récupération est stockée dans une cuve IBC de 1000 L. On en trouve très facilement pour environ 100€ neuf, moitié moins d’occasion mais il vous faudra vous renseigner sur les produits qu’elle a contenu et bien la nettoyer avant usage !
La mienne est blanche, ce qui induit une formation d’algues qui bouchent très rapidement le filtre mis en place par la suite. J’ai résolu le problème en glissant une bâche noire entre l’armature métallique et la cuve.
Afin d’obtenir une pression suffisante j’ai posé cette cuve sur deux tréteaux métalliques à environ  1.20 m de hauteur. Ce n’est peut être pas obligatoire pour l’arrosage automatique et je n’ai malheureusement pas testé l’installation posée au sol. Si certains d’entre vous ont essayé n’hésitez pas à témoigner.
Enfin, on trouve maintenant des cuves IBC équipées de robinets compatibles avec les tuyaux d’arrosage. Ce n’était pas le cas de la mienne, j’ai donc racheté un robinet dont vous trouverez les caractéristiques (particulières !) sur le site multitanks.

Petit récap du matériel à ce stade :

1 cuve IBC 1000L
2 tréteaux métalliques de 1,20m de haut
1 robinet compatible cuve IBC

La programmation et l’acheminement

En sortie de cuve, j’ai ajouté un sélecteur multi-voies (ici le modèle deux voies), ce n’est pas obligatoire mais cela me permet d’utiliser l’eau de ma cuve de différentes façons. Une voie est constamment reliée au circuit d’arrosage automatique tandis que l’autre peut servir à remplir un arrosoir ou être utilisée avec un tuyau quelconque.
Vient ensuite un filtre, indispensable pour éviter que les goutteurs ne se bouchent constamment avec les petites impuretés présentes dans l’eau ainsi que les algues qui peuvent s’y développer. Pour ma part, j’ai utilisé celui présent dans un ancien régulateur de pression. J’ai simplement enlevé le bloc régulateur, inutile dans cette installation. Les filtres se trouvent vendus seuls, prenez seulement garde à ce que les raccords soient compatibles, ce qui est le plus souvent le cas.
On en vient enfin à l’intérêt de la chose : le programmateur. Je vois deux gros avantages aux programmateurs : on n’oublie pas de couper l’arrosage (mais ça un simple minuteur le fait aussi bien, pour moins cher) et on peut arroser aux heures optimales (au lever ou au coucher du jour) lorsque l’on n’est pas forcément présent au jardin. Pour cela, Hozelock m’a fait parvenir leur dernier modèle, le Sensor Controller Plus. Ce n’est pas le programmateur le moins cher qui soit, mais son capteur de luminosité est top et évite de devoir le reprogrammer avec l’évolution des durées du jour. On choisit la fréquence d’arrosage (d’une fois par jour à une fois par semaine), la durée (de 2 à 60 minutes) et si l’on souhaite un arrosage au lever du jour, au coucher ou aux deux. Gros plus de ce modèle : le mode arrosage forcé qui permet, lorsqu’on le souhaite, d’arroser 10, 30 ou 60 minutes sans devoir dérégler toute la programmation. Enfin, toujours pour convenir à mon installation, il fonctionne à piles et surtout il n’a besoin d’aucune pression pour fonctionner !
Comme je souhaite pouvoir arroser de façon indépendante mes deux plates bandes sous serre selon qu’elles soient en culture ou pas, j’ai ajouté un connecteur en Y avec vannes.
Enfin, dernières pièces du circuit d’acheminement, tout simplement deux longueurs de tuyau d’arrosage de diamètre 15 mm, raccordé au connecteur Y par deux raccords rapides adaptés.
Le récap :

1 sélecteur multi-voies (facultatif)
1 filtre
1 programmateur à piles
1 connecteur Y muni de vannes (facultatif)
1 couronne de tuyau d’arrosage 15 mm
2 raccords rapides 15 mm

Le circuit d’arrosage

Le circuit d’arrosage quant à lui, est constitué de 4 types de pièces. Pour ma configuration j’ai eu besoin tout d’abord besoin de tuyau polyéthylène de diamètre 13.6mm (16 en extérieur) et de tuyau à goutteurs incorporés tous les 33 cm (Hozelock ne faisant plus cette référence, j’ai acheté le modèle Rainbird Dripline XF trouvé au moins cher sur Jardinet). Je n’ai pas de consignes particulières concernant le tuyau polyéthylène, en revanche pour ce qui est du tuyau à goutteurs incorporés si vous choisissez un autre modèle, assurez vous tout de même que les goutteurs soient autorégulés et résistants au colmatage. Cela vous évitera bien des soucis !
Enfin, pour assembler tout ça j’ai eu besoin également de raccords coudés 90° et de raccords de dérivations en T. Pour ces raccords, vous aurez le choix entre les modèles à bague (plus solides, plus faciles à assembler et évitant que les tuyaux ne se déboîtent) ou alors les modèles cannelés, amplement suffisants pour un système basse pression et nettement moins chers (attention, les liens que je vous propose sont avant tout pour vous montrer les modèles, les prix ne sont pas forcément représentatifs et dépendent beaucoup des vendeurs. Je vous laisse trouver les meilleurs prix comme des grands =) ).
Le récap, toujours (les quantités et longueurs sont données pour mon schéma personnel) :

  • 1 couronne de tuyau polyéthylène 13.6 mm de 15 m
  • 1 couronne de tuyau à goutteurs incorporés autorégulés et résistants au colmatage 13.6 mm de 50 m
  • 6 raccords coudés 90° 16 mm (qui est le diamètre extérieur des tuyaux à relier)
  • 42 raccords de dérivation en T 16 mm
  • Le montage

    De la cuve au circuit d’arrosage, rien de compliqué dans le montage. Pour ce qui est du circuit en lui-même, il va y avoir de la découpe ! Les lignes d’arrosage (tuyau à goutteurs) courent sur toute la largeur de ma planche, j’ai donc voulu les couper au plus juste au début. Mais ça ne tombe pas bien vis à vis des goutteurs (qui sont espacés tous les 33 cm), ce qui entraine un peu de perte et un arrosage non uniforme (certaines lignes auraient eu 4 goutteurs, d’autres 5 voire 6). J’ai donc revu la longueur de mes lignes d’arrosage en me basant sur l’espacement entre goutteurs. J’ai débité des longueurs de tuyaux en coupant entre le 5ème et 6ème goutteur (soit environ 1.60m).
    Le tuyau polyéthylène est coupé à 50cm (espace entre 2 lignes d’arrosage) moins 2cm afin de tenir compte de la taille des raccords, soit 48cm.
    Hop, dans les raccords et on passe au suivant

    12 lignes d’arrosage et 22 inter-lignes découpées plus tard et voilà le résultat pour une plate bande, reste plus qu’à faire l’autre !Maintenant, tout est en place depuis un peu plus d’un mois et ça fonctionne parfaitement ! Il faut bien sûr combiner avec un bon paillis mais l’arrosage n’est maintenant plus un souci pour moi !

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