La nécrose apicale (ou cul noir) de la tomate

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Si en pleine terre, le cul noir de la tomate est assez rare, il arrive assez fréquemment d’observer ce phénomène sur les plants cultivés en pots ou sous serre. Alors avant d’aller plus loin, sachez que la nécrose apicale n’est pas une maladie causée par un champignon ou un insecte indésirable. Inutile de traiter à tout va si vous faites face à ce problème.

Il est impossible de sauver un fruit atteint de cul noir, on peut simplement consommer les parties non nécrosées. En revanche, on peut prévenir ce problème et le limiter plus ou moins fortement avec quelques gestes simples.

Qu’est-ce qui cause le cul noir chez les tomates?
Alors si le cul noir n’est pas une maladie, qu’est-ce donc? C’est simplement une carence en calcium dans les fruits. Cette carence peut être induite par deux choses :

Une teneur en calcium trop basse dans le sol. Il s’agit de la cause la plus évidente mais elle n’est que rarement (pour ne pas dire jamais) en cause dans la nécrose apicale. A moins de très mauvaises pratiques jardinières (sol à nu en permanence, culture intensive et mono-culture pendant des années de suite), nos sols sont rarement en manque important de calcium.
Une mauvaise assimilation du calcium pourtant présent dans le sol mais qui n’est pas disponible pour la plante. En effet, pour être assimilable par nos plants de tomates, le calcium doit être dissous dans l’eau du sol pour être capté par les racines. Cette raison est de loin l’explication la plus plausible si vous observez le cul de vos tomates se noircir !
tomates cul noir

Comment l’éviter?
Pour mettre définitivement de côté la trop faible teneur en calcium de votre sol, vous pouvez effectuer un test de terre dans un laboratoire d’analyses spécialisé. Mais vous pouvez tout aussi bien vous concentrer sur la deuxième cause, c’est certainement elle la responsable !

Alors, si le calcium n’est pas assimilable par la plante c’est qu’il n’y a pas suffisamment d’eau dans le sol pour le dissoudre et le rendre disponible. C’est pour cette raison que l’on observe le cul noir majoritairement en période de grande sècheresse, sous serre ou en pot. Et donc si l’eau n’est pas présente, il faut l’apporter par des arrosages réguliers ! Je vous dis souvent que les tomates n’ont besoin que de très peu d’arrosages et que l’on peut même mener une culture sans jamais arroser. C’est souvent vrai mais il ne faut pas être borné et savoir qu’une vérité dans un cas, ne l’est pas nécessairement dans d’autres conditions. Il me faut donc nuancer mon propos pour vous dire, qu’en effet, en pleine terre, en extérieur et en condition d’humidité normale, la tomate peut se débrouiller sans arrosage. Toutefois, dès lors que l’on s’écarte de ce cadre, il est impératif d’être beaucoup plus vigilent et de savoir arroser si nécessaire.

Enfin, sachez que les variétés de formes allongées sont généralement plus sensibles à la nécrose apicale (Andine cornue, Banana legs, …). Cependant, je ne saurais pas vous dire pourquoi. Si certains d’entre vous ont une explication, je vous invite à nous en faire part en commentant !

J’espère que ces explications vous éviteront des déconvenues dans vos cultures ! En attendant, n’hésitez pas laisser vos témoignages et nous faire part de vos expériences !

Quand et comment planter les pommes de terre ?

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La pomme de terre est une culture que tout potagiste envisage, et c’est bien normal : elle est parmi le légume que l’on consomme le plus ! Moyennant quelques petites attentions, la pomme de terre est une culture facile qui se révèlera généreuse. Et niveau gustatif, une fois que vous aurez gouté aux patates de votre potager, difficile de revenir à autre chose ! Alors, lancez-vous.

Semis ou plantation ?
Peu de gens le savent mais la pomme de terre forme également des graines logées dans ses fruits. Le semis de ces graines peut être envisagé pour cultiver les pommes de terre car c’est souvent plus économique de se procurer des graines que des tubercules. C’est aussi la seule manière de se procurer des variétés très rares. Toutefois, le semis demande beaucoup de manipulation (semis en godets, repiquage) et présente l’inconvénient de ne pas toujours être fidèle à la variété voulue. C’est pourquoi on opte généralement, et je vous le recommande, pour la plantation de tubercules.

La prégermination, une étape intéressante
Faire prégermer ses tubercules de pommes de terre n’est pas indispensable mais permet de gagner deux à trois semaines. Pour une culture qui dure, selon les variétés, de 90 à 150 jours environ autant dire que c’est intéressant ! Pour cela, il suffit de disposer les tubercules à faire germer sur des clayettes dans un endroit très ensoleillé et frais (mais hors-gel) sans les superposer. Ainsi, on obtient respectivement des germes pigmentés et trapus, beaucoup plus solides que les longs germes blancs obtenus à l’obscurité. Une petite astuce que j’utilise depuis longtemps et qui me permet de faire germer mes pommes de terre très « proprement », je dispose les tubercules dans des boites à œufs. C’est l’idéal !

Il faut compter de 4 à 6 semaines pour obtenir une germination satisfaisante, il faut donc prévoir de mettre ses tubercules à germer entre janvier et février.

Germination bleue d’artois (1)
Mise en prégermination de pommes de terre Bleue d’Artois dans une boite à oeufs

Quand planter les pommes de terre ?
La période idéale pour planter les pommes de terre s’étale de la mi-mars à la mi-mai, à adapter selon les régions. Un point de repère traditionnel est de se fier à la floraison du lilas.

Dans le sud de la France et sur la côte atlantique, on peut planter à partir de mi-mars.
Dans les autres régions, mieux vaut patienter jusqu’à début avril.
Bien entendu, comme pour beaucoup de légumes, il est possible d’avancer d’une quinzaine de jours ces dates en utilisant des mini-tunnels ou un voile.

Comment planter les pommes de terre ?
Il existe plusieurs façons de procéder pour cultiver les pommes de terre, chacune présentant leurs avantages et leurs inconvénients. En voici, trois pour une culture au potager.

Points communs à toutes les méthodes : distance et amendement
Les distances de plantation sont communes à toutes les méthodes : 30 à 40 cm entre deux plants pour des pommes de terre primeures, 40 à 50 cm pour des pommes de terre de conservation ; 50 à 60 cm entre deux rangs.

L’amendement apporté à la plantation est également identique, la pomme de terre apprécie la potasse pour bien se développer. Un paillis de consoude au moment de la plantation lui sera très bénéfique. On peut également ajouter un peu d’engrais bio à base d’algues au moment de la plantation.

Consoude orties
La consoude, bien utile pour la culture des pommes de terre

La culture traditionnelle avec buttages
Il s’agit de la plus simple à mettre en place mais nécessite un travail important. Avant la plantation, la terre devra être décompactée assez profondément (sur environ 30 cm) à la grelinette par exemple. Par la suite, on ouvre un sillon profond de 10-15 cm dans lequel on place les tubercules aux distances indiquées ci-dessus, germes vers le haut (attention à la casse !), puis on referme et on paille avec une belle épaisseur.

Durant la suite de la culture, il faudra régulièrement buter les plants en enlevant le paillis et ramenant de la terre sur les plants puis replacer le paillis afin d’éviter que les tubercules n’émergent et ne verdissent. (maj avec commentaire de Fabrice : il est possible de former une butte dès la plantation des tubercules, évitant ainsi d’avoir à y repasser par la suite).

Les avantages de cette méthode

Ne nécessite que peu de matériaux
Le verdissement des tubercules est très limité
Les inconvénients

Nécessite de nombreuses interventions, avec un chamboulement du sol à chaque fois
Il faut retirer le paillis puis le remettre à chaque buttage

La culture de pommes de terre sous paille
Cette année, j’essaie cette méthode, las que je suis de devoir buter sans arrêt mes plants avec la méthode traditionnelle =). On part sur de même bases puisqu’il faut décompacter la terre sur environ 30 cm avec la grelinette. En antécédent, j’ai semé un engrais vert de phacélie qui a tenu tout l’hiver, la terre était déjà très belle et grouillait de vers à l’abri sous ce couvert dense. Ensuite, j’ai affiné grossièrement la surface au croc et râteau puis j’ai tiré un cordeau, pas de sillon à ouvrir, j’ai simplement posé mes tubercules en les enfonçant à peine dans la terre.

Dans cette méthode, les buttages sont remplacés par un épais paillis. 10 cm pour commencer et je compléterai au fur et à mesure de la croissance (par couches de 10 cm quand le plant dépassera de 20cm).

On peut remplacer la paille pour un compost demi-mûr en suivant la même méthode.

Les avantages

On ne travaille quasiment pas le sol
Pas d’efforts physiques à fournir
Les pommes de terre sont récoltées en écartant le paillis sans arracher le plant entier qui continue donc à croitre
Permet d’augmenter les rendements (apparemment d’une fois et demie pour la culture sous paille et de deux fois pour la culture sous compost) => Test en 2014 (comparaison culture sous paille et culture traditionnelle avec buttage) : rendement identique pour les variétés Bleue d’Artois et Désirée, deux fois moins sous paille pour les variétés Bintje et Sarpo Mira. Il faudrait néanmoins reconduire ce test pour des conclusions plus sûres.
Les inconvénients

Il semblerait que cette méthode soit plus sensible aux mulots => Vérifié en 2014, beaucoup de tubercules grignotés et de plants sectionnés.
Nécessite de grande quantité de matériaux (paille ou compost)

La culture de pommes de terre sous bâche plastique
La culture sous bâche se rapproche de celle sous paille sauf que cette dernière est alors remplacée par… Je vous le donne en mille : une bâche ! Vous ne vous en doutiez pas, hein ? Les distances de plantation sont toujours les mêmes de même que les distances inter-rangs. Ainsi, après avoir décompacté la terre, il faut poser dessus une bâche noire perforée dans laquelle seront découpés les trous de plantation. Les tubercules sont alors plantés à 10 cm de profondeur environ.

Les avantages :

La terre est réchauffée plus rapidement
Augmente les rendements à hauteur de la méthode sous paille
Pas d’interventions après la plantation
Les inconvénients :

Esthétisme douteux
J’ai toujours du mal à me résigner à employer le plastique au potager

Que ceux qui n’ont qu’un balcon ou une terrasse pour cultiver ne s’inquiètent pas, il est possible de cultiver ses pommes de terre hors-sol. J’ai testé la culture de pommes de terre en sac et je vous invite à lire les articles qui en découlent pour ceux que ça intéresse. J’ai obtenu des résultats mitigés mais je pense qu’il serait très facile de peaufiner la méthode pour obtenir de meilleurs rendements.

Et voilà, les pommes de terre sont plantées. Rendez-vous à la floraison pour les récoltes de primeures.

J’espère que cet article vous a été utile, un petit mot fait toujours plaisir !

Quand et comment planter les tomates ?

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Revoilà la reine du potager ! Que vous ayez vous-même semé vos tomates ou bien que vous ayez acheté des plants prêts à planter, on approche de la date fatidique de la mise en terre. Rien de difficile dans cette étape, mais quelques petits gestes bien orchestrés vous permettront d’obtenir de meilleurs résultats.

Préparer les plants à la plantation
Avant de se lancer dans la plantation de nos chères tomates, il est important de passer par une phase d’endurcissement. Les plants que vous avez semés ou achetés ont, pour la plupart, passés leur jeunesse bien à l’abri sous serre ou à l’intérieur de votre maison, parfois même sous lumière artificielle. Autant dire qu’on est loin des conditions réelles de la vie rude qu’elles mèneront à l’extérieur ! Il faut donc les habituer progressivement aux rayons brûlants du soleil, aux vents cassants, aux températures nocturnes fraîches, … Bref tout ce qui fait de notre jardin un milieu hostile mais que nous aimons quand même et que vos tomates apprendront à aimer aussi. Pour cela, deux semaines avant la plantation, il faut commencer à les sortir une à deux heures par jour puis augmenter progressivement la durée jusqu’à les laisser dehors jours et nuits. A ce stade, les plants pourront être repiqués. Pour en savoir plus je vous invite à lire un article que j’avais écrit sur l’endurcissement.

Une fois les plants prêts, c’est au (à la) potagiste de se préparer ! 2-3 pompes pour les plus motivés, 1 ou 2 flexions pour les moins motivés suffiront. Vous êtes maintenant prêts, on y va ?

Quand planter ses tomates ?
Chaque potagiste sait, par son expérience, à quelle date il peut planter ses tomates sans risque en fonction de son mode de culture ou de son climat. Il est très difficile de donner des dates précises mais je vais tâcher de vous donner quelques indications tout de même.

En pleine terre, on conseille traditionnellement d’attendre la fin des Saints de Glace (Mamert, Pancrace et Gervais) soit le 14 mai pour toute la France. J’ai toujours respecté cette date et je n’ai jamais eu de problèmes même si je sais que par le passé il y a déjà eu des gelées plus tardives, chez moi (Bretagne) le risque est minime.
Dans le sud de la France, il est, semble-t-il, possible d’avancer cette date d’une quinzaine de jours sans crainte (des lecteurs du Sud peuvent il confirmer ?).
Ces dates constituent les références. Il est toutefois possible de les avancer encore en fonction du mode de culture choisi. Par exemple :

Sous voile de forçage, on pourra avancer la plantation jusqu’à une semaine
Sous châssis ou au pied d’un mûr exposé au sud, on pourra avancer la plantation d’une à deux semaines
Sous serre, on pourra avancer la plantation de 15 jours à 1 mois
A ce stade, c’est véritablement l’expérience de chacun qui permettra d’apporter la bonne réponse car les micro-climats (parfois même au sein de votre jardin seulement) sont très importants pour la plantation de ces légumes.

Pour résumer : chez moi en Bretagne, je plante en pleine terre à la mi-mai et sous serre aux alentours du 1er mai. Je tente toutefois de temps en temps quelques plants plus précocement avec succès, que ce soit en pleine terre ou sous serre.

Comment bien planter ses tomates ?
Je vous le disais au début, rien de bien compliqué rassurez-vous. Plusieurs étapes et ingrédients ci-dessous sont facultatifs (accompagnés d’une *), ils offrent cependant de meilleurs conditions pour votre culture mais dépendent aussi de la qualité de votre terre.

Avant de commencer à toucher la terre (mais qu’est-ce que vous êtes impatients), regroupez les différents accessoires nécessaires :

Une bêche *
Une fourche-bêche *
Une pelle à main
Des tuteurs ou de la ficelle si vous cultivez sous serre
Du fumier composté ou du compost *
Des feuilles d’ortie et de consoude *
Du paillis (la paille de blé convient très bien à la tomate)
Un arrosoir (plein)
Vos tomates * (Ahah mais non, c’est pas facultatif ça…)
Une fois équipé, on peut se rendre sur le lieu de la plantation. Il s’agit maintenant de symboliser l’emplacement des différents plants de tomates en respectant les distances suivantes :

Les tomates taillées sur une tige (de grosse taille essentiellement) sont espacées de 50 à 60 cm
Les tomates non taillées (petit gabarit et les tomates cerises) sont espacées d’un mètre
Allez, maintenant on commence !

Préparer le trou de plantation *
Afin de limiter les besoin en eau de vos futures tomates, il faut leur permettre d’envoyer leurs racines en profondeur. Pour cela, je pratique un double-bêchage de mes trous de plantation. Ce n’est pas obligatoire si votre terre est déjà meuble en profondeur mais dans le cas contraire, vous économiserez ainsi de nombreux arrosages et donc aurez des tomates plus goûteuses !

Je commence par retirer la terre sur un fer de bêche (largeur et hauteur) et je la réserve dans une brouette
J’aère ensuite le fond avec quelques coups de fourche-bêche (sans retirer la terre)
Double bêchage

Ces deux étapes constituent le double bêchage permettant de fracturer le sol en profondeur

Apporter l’amendement de fond *
La tomate est gourmande, apporter un léger amendement de fond leur offrira un meilleur départ dans la vie ! Pour cela, je mélange à part égale la terre retirée du trou avec du fumier composté ou du compost et je comble le trou jusqu’à mi-hauteur.

Mélange engrais fond (1)
Ici mon mélange est constitué de 50% terre de jardin et 50% fumier de cheval composté !

Planter le pied de tomate
Il est maintenant temps de procéder à la mise en terre en tant que telle.

Dans le cas d’une culture avec tuteur, je plante mon tuteur en premier. Cela m’évite d’abimer les racines du plant qui arriverait si je posais le tuteur après plantation de la tomate.
Je dépote délicatement mon plant en prenant soin de ne pas le prendre par la tige (cela risquerait d’écraser de nombreux vaisseaux, fragiles chez ces jeunes plants).
Si mon plant est assez grand et qu’il me le permet, je retire les premières feuilles sur une dizaine de centimètres. Le plant doit cependant conserver au minimum 4 étages de feuilles afin d’assurer une bonne reprise, ne l’effeuillez pas totalement !
Effeuillage
Effeuiller les feuilles les plus basses permet d’enfouir la tomate plus profondément

Je pose mon plant dans le trou de plantation de manière à faire presque affleurer les feuilles restantes au niveau du sol (elles seront coupées lorsque le plant aura grandi afin de limiter les risques de mildiou). Le fait d’enterrer la tige permettra aux tomates d’émettre de nouvelles racines et ainsi d’avoir un bien meilleur système racinaire. Si possible, laissez le plant droit cela permettra d’obtenir des racines plus profondes mais si la profondeur du trou ne le permet pas, vous pouvez incliner le plant.
Plantation tomates (1)

Enfin je rebouche avec le mélange terre et compost du début sans tasser ! J’essaie, dans la mesure du possible, d’aménager une petite cuvette autour du plant afin d’éviter de mouiller le feuillage lors des arrosages.
Plantation tomates (2)
Les feuilles les plus basses seront coupées une fois le plant bien enraciné pour limiter les risques de mildiou

Arroser
Une fois le trou rebouché, verser au moins l’équivalent d’un demi arrosoir (par petites portions plutôt que de tout inonder) afin de bien faire adhérer la terre aux racines. Cela permettra de tasser bien plus délicatement que vous ne l’auriez fait à la main.

Offrir un amendement naturel *
On connait tous le conseil de jeter une poignée de feuilles d’orties au fond du trou de plantation. Je l’ai fait pendant longtemps, jusqu’au jour où l’on m’a fait réfléchir, à juste titre, sur cette pratique. Une honte que je ne l’ai pas fait avant et appliqué sans réfléchir une vieille croyance, d’autant que le cycle de l’azote est un sujet que j’ai travaillé pendant mes études ! Je vous explique dans l’encart suivant pourquoi il est plus intéressant de ne pas enterrer les orties, si vous le souhaitez, vous pouvez le zapper !

Lorsque les végétaux sont dégradés par les décomposeurs et les bactéries, ils libèrent de l’ammoniaque, un dérivé de l’azote. Les orties riches en azote, en libèrent de grandes quantités. Cet ammoniaque n’est pas la forme assimilable préférentiellement par nos légumes tel quel, il faut qu’il soit dégradé en nitrites puis en nitrates. C’est sous le stade nitrate que les plantes assimilent préférentiellement l’azote (excepté quelques plantes associées à des bactéries comme les légumineuses). Or, toutes ces transformations (décomposition du végétal et transformation de l’ammoniaque en nitrites, puis de nitrites en nitrates) ne se font que par des organismes aérobies (nécessitant de l’oxygène). Ainsi, lorsque l’on enterre profondément les feuilles d’orties, elles se retrouvent dans un milieu privé d’oxygène et donc sans organismes aérobiques. La dégradation est alors très mauvaise et ne conduit pas à une libération de nitrates bénéfiques à nos tomates. Pire, elles fermentent et peuvent entrainer des dommages aux racines.

Si vous avez été courageux et que vous avez lu l’encart précédent ou juste moins motivés, vous en arrivez à la question suivante : que fait-on des feuilles d’orties et de consoude que je vous ai demandé de récolter au début ? Eh bien, plutôt que de les enterrer, je vous conseille de vous en servir comme paillis autour des plants ou bien d’en faire un purin à verser dilué lors des arrosages ! L’effet sera bien meilleur !

Paillis ortie consoude (3)
Consoude et ortie, un duo de choc pour vos tomates : à utiliser en paillis !

Protéger le sol
Enfin, la dernière étape consiste à protéger toutes les bonnes choses que vous avez faites jusque-là en protégeant votre sol par un épais paillis (10 bons centimètres) dégagé autour des pieds dans un premier temps, puis jusqu’aux tiges une fois les tomates bien établies.

Tomate (1)

Et voici votre plantation réalisée en mettant toutes les chances de réussite de votre côté. Ne vous restera plus qu’à tailler vos tomates si tel est votre choix, arroser avec parcimonie et profiter des récoltes abondantes ! Et si par malheur, le mildiou commence à sévir, n’oubliez pas le bicarbonate de soude

Bonne plantation et bonne culture, j’espère que les récoltes seront bonnes ! Et vous alors, comment plantez-vous les tomates ?

Test vaporisateur Hozelock

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Aujourd’hui, j’entreprends le test d’un vaporisateur de chez Hozelock, marque bien connue de l’arrosage.Assemblage du produitA la livraison, le produit est « en kit ». La construction n’est toutefois vraiment pas difficile et bien détaillée dans le petit livret qui accompagne l’ensemble. Le système de raccord semble très bien conçu car je n’ai pu constaté aucune fuite pour le moment. Il faut simplement ne pas hésiter à bien serrer les vis de raccordement. C’est donc en moins de 5 minutes que le tout est prêt à l’emploi.UtilisationCe vaporisateur est très agréable à utiliser, le « Last drop system » dont il est équipé, qui permet de vider entièrement la cuve après avoir pompé le nombre de fois indiqué dans le livret, est vraiment appréciable. C’est pratique lors de traitement des arbres par exemple pour lesquels il devient inutile de descendre et remonter constamment à l’échelle pour repressuriser le vaporisateur. La poignée assure une bonne prise en main et la large gâchette (verrouillable) facilite l’utilisation et ce, même les mains mouillées. Comme souvent la buse réglable permet de passer d’un jet diffus à un jet concentré (utile pour chasser les pucerons !).Autres petits détails bien pensés, la valve de dépressurisation de sécurité qui permet d’ouvrir facilement le vaporisateur même encore sous pression, le système de sangles qui permet un port en bandoulière ou dorsal (même si cette position devient vite inconfortable) et surtout la filtration au niveau de la gâchette qui se débouche très facilement (bien plus que lorsque c’est la buse qui est bouchée…). Le pulvérisateur est également équipé d’un bouchon verseur (dont je ne pense pas avoir l’utilité étant donné que je n’utilise pas de produits chimiques) et d’un système de rangement qui pourrait être amélioré je trouve. En effet, la lance est difficilement clipsable à l’endroit qui lui est dédié.ConclusionPoints forts :

  • Le « Last drop system »
  • La qualité des raccords
  • La filtration au niveau de la gachette
  • Points faibles

  • Le prix (45€) plus élevé que beaucoup de modèles disponibles mais inférieur à ceux des autres marques haut de gamme
  • Le rangement, qui malgré de nets efforts n’est pas optimal à mon avis
  • Test produits d’arrosage Hozelock

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    Un nouveau genre d’articles sur mon blog, les test produits (je ne fais pas cela pour de la publicité mais bien pour tester ces produits). En effet, un certain nombre d’entre vous me demandent régulièrement mon avis sur l’utilité de certains produits ou bien sur la qualité de certaines marques. Afin de pouvoir vous renseigner au mieux, j’ai entrepris de contacter quelques entreprises d’outillage et d’accessoires de jardinage afin de tester leurs produits. Aujourd’hui, c’est un échantillon de la gamme d’arrosage Hozelock que je vous présenterais. Mon avis est totalement impartial sur ces produits !
    Au programme du test aujourd’hui donc :

    • Un tuyau poreux
    • Un programmateur Aqua Control Plus
    • Des supports pour tuyaux
    • Des raccords pour tuyaux
    • Un tuyau d’arrosage Super Tricoflex

    Le tuyau d’arrosage, souple et facile à manier m’a servi à l’arrosage de mes carrés potager tandis que le reste de la gamme m’a servi à mettre en place un arrosage automatique de ma parcelle de tomates.Aspect général des produitsAvant même l’installation et l’utilisation des produits, j’ai tenté d’observer leur qualité. Les tuyaux sont impeccables, aucun signe de faiblesse par endroit comme on peut en trouver parfois (zones plus fines qui finiraient par se rompre, petits défauts dans la matière). Bref, les finitions sont très bonnes. Pour ce qui est des raccords, même constat.Mise en placeJ’ai décidé de placer le tuyau poreux dans ma parcelle de tomates et de piments sous serre avec le programmateur. Si tout se passe bien, l’arrosage de mes tomates ne sera plus un souci. Il m’a fallu 30 minutes pour faire cheminer les tuyaux entre mes plants, déjà grands. Je pense pouvoir réduire le temps d’installation de moitié en plaçant tout ça alors que les plants sont encore petits. Cette simplicité d’installation est due en grande partie aux supports pour tuyaux qui ressemblent en gros à des sardines de camping sur lesquels on clipse le tuyau. Je ne les aurais probablement pas achetées à première vue, c’est le genre de chose qui casse dès la première installation, mais en réalité ils sont bien plus solides qu’ils n’y paraissent et facilite réellement l’installation (vous pouvez en voir un installé sur la photo suivante). Concernant le tuyaux poreux, il est un peu rigide et un peu difficile à manier pour l’installer en le faisant serpenter comme je l’ai fait, mais les supports, encore une fois, permettent d’y remédier. Je pense également que le fait qu’il soit neuf n’aide pas, cela devrait être plus simple à la saison suivante. En revanche, le fait qu’il soit déjà équipé d’un embout de raccord est très pratique et évite d’avoir à le poser soi même, ce qui limite les risques de fuite.Le programmateur quant à lui est assez simple à programmer, malgré le fait qu’il impressionne au début !Comme je le disais, j’ai aussi pu tester les raccords de tuyaux. L’installation est vraiment très simple, 10 secondes et c’est installé, ça ne fuit pas et on n’en parle plus.UtilisationUne fois tout le système d’arrosage automatique installé, l’utilisation est assez limitée.. J’ai programmé deux arrosages de 30 minutes par semaine. Cela fait quatre semaines (dont 2 de vacances) et il semblerait que cela suffise (le paillis y est pour beaucoup). L’eau perle doucement tout le long du tuyau poreux, il n’y a pas de jets d’eau qui risqueraient d’éclabousser le feuillage malgré un débit important. Merci le régulateur de pression dont il est équipé !Le tuyau Super Tricoflex me sert sur les carrés potagers et il est idéal pour cela ! Très facile à manier, je peux facilement circuler entre mes planches pourtant très rapprochées et ce, sans abîmer mes légumes. Aucun problème de noeuds qui se forment, ce qui évite le mouvement bien connu des jardiniers de « l’ondulation du tuyau » et évite ainsi de se déboîter l’épaule :). En revanche, je trouve le débit du 15 mm trop faible pour cette utilisation, mieux vaux opter pour un 19 je pense. Autrement, je l’ai raccordé à une rallonge personnelle que je dois régulièrement déconnecter pour la connecter à un pistolet pour l’arrosage d’une autre parcelle. J’ai donc utilisé le raccord « stop eau » qui fonctionne admirablement bien. Fini le pincement du tuyau pour éviter d’avoir à aller couper le robinet pour changer d’arrosage ! C’est vraiment très appréciable. J’avais déjà acheté un raccord stop eau mais il fonctionnait qu’à moitié et fuyait pas mal. Avec ces raccords, aucun souci de ce côté. Le manchon flexible semble bien consolider le tout et évite que le tuyau finisse par se déboîter, vous offrant une belle douche, à voir dans le temps ce que ça donne.Hozelock confirme sa place parmi les leaders du marché de l’arrosage avec ces produits. Ils sont vraiment d’une grande qualité, il semblerait que tout ait été pensé pour optimiser le confort d’arrosage. Seul hic : le prix assez élevé du programmateur et du tuyau super Tricoflex (garanti 30 ans mais quand même). Ce qui est d’ailleurs étonnant car paradoxalement les autres produits sont plutôt abordables.