Test cloche et tunnel potager Pouss’vert

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Je reçois régulièrement des demandes pour avoir mon avis sur l’utilité de tels produits. J’ai donc obtenu récemment un ensemble de tunnel de forçage Modull’O et de cloche de culture Pouss’vert de chez MV industries, de fabrication française s’il vous plait.Aspect général des produitsLa qualité semble au rendez vous, tout est coulé d’un seul tenant, aucunes soudures qui finissent par se rompre (j’ai déjà eu ce problème sur d’anciennes cloches). Le plastique (recyclé) est relativement épais et semble solide. Enfin, les finitions sont propres et de qualité.Mise en placeJ’ai testé la cloche potagère sur une poirée, dans mon potager en carré. La mise en place est très simple et grandement facilitée grâce aux piquets de fixations (vendus à part). Aucun problème de cloches qui s’envolent les jours de grands vents.Le tunnel quant à lui a rejoint ma parcelle de haricots verts, mais j’aurais aimé en avoir l’utilité dans mon potager en carré et vous allez vite comprendre pourquoi : l’ensemble tunnel et embouts de tunnel mesure environ 1,20m sur 40 cm. Oui, précisément la dimension de trois carrés de culture au sein d’une planche. Il est également équipé de ces fixations. La grande force de ces tunnels (outre leurs dimensions parfaitement adaptées au potager en carrés) c’est qu’ils sont extrêmement modulables. Vous pourrez ainsi, avec plusieurs jeux de tunnel, former des lignes plus ou moins longues, former des mini-serres (de la taille d’un carré tiens encore) avec seulement les embouts, etc. Enfin, comparé aux autres produits du genre, toile tendue sur des arceaux plastiques, la mise en place est nettement simplifiée.UtilisationL’usage au quotidien est très pratique et il semblerait que tout ait été pensé. Les deux gestes indispensables dans les cultures sous abris (arrosage et aération) sont grandement simplifiés. En effet, cloche et tunnel sont équipés de réserves d’eau sur le dessus et d’aérations. Nul besoin de retirer le matériel pour l’arrosage et la ventilation.Les réserves permettent même la récupération des eaux de pluies. Petit plus, apporté par les piquets d’ancrage du tunnel (vendus à part eux aussi) : la possibilité de ventiler les cultures en soulevant un côté du tunnel en le faisant reposer sur les piquets. Sincèrement, a priori accessoires, tous ces petits éléments apportent un grand confort d’utilisation.RésultatsMaintenant que j’ai un peu de recul sur ce matériel, je peux vous dire qu’ils sont extrêmement efficaces. Jugez par vous même avec ces photos :A droite la poirée sous cloche dépasse allègrement les 50 cm de hauteur alors que celle cultivée en plein air n’en est qu’à une vingtaine.Avec les haricots, c’est vraiment spectaculaire. A droite du cordeau, la rangée cultivée sous tunnel (déjà en fleurs), à gauche, celle en plein air (tout juste germée). Bon la densité n’est pas extra mais lorsque j’ai retiré le tunnel mon chien s’est fait un malin plaisir d’aller gratter dans la parcelle..Bref, ce sont des produits que je conseille vivement car ils sont vraiment d’une grande qualité, d’un usage facile et surtout présentent d’excellents résultats. Même s’il n’est pas nécessaire d’en couvrir toutes les cultures, ce matériel par exemple permet d’échelonner des récoltes sans avoir à échelonner les semis tant ceux sous tunnel ou cloche prennent de l’avance. Seul hic que je vois à ces produits, c’est qu’ils ne sont disponibles qu’en une hauteur. Or les 35 cm sont vite atteints avec certaines cultures. Je n’ai pas trouvé les prix des tunnels, mais les cloches sont très abordables (6,90€ la cloche et 3,90 le lot de 10 piquets).

Tailler ou ne pas tailler ses tomates, retour d’expérience

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Une grande question que voilà ! La taille des tomates, certains en sont convaincus, d’autres ne veulent pas en entendre parler. Moi de mon côté, je n’avais jamais été très rigoureux là dessus. Quand, j’y pensais ou que vraiment un plant de tomates devenait trop envahissant, je taillais un peu. Et puis, j’ai eu ce nouveau jardin dans lequel j’ai voulu essayer un petit potager pour voir ce qu’il est possible de cultiver en espace réduit. Autre contrainte, les cultures étant hors serre, il me fallait les hâter au maximum. Et justement, il me semblait avoir retenu d’anciennes lectures que la taille des tomates était un bon moyen d’obtenir des récoltes un peu plus précoces et de gagner de la place sans trop perdre en productivité. J’ai donc tenté l’expérience.

L’expérience

Attention ! Avant de m’attirer les foudres des plus rigoureux d’entre vous, je préfère être clair sur un point : ces résultats ne sont pas à prendre au pied de la lettre mais constituent plus une piste de réflexion pour la suite. En effet, je n’ai pas pu expérimenter suffisamment en détail pour tirer des conclusions irréfutables (plusieurs variétés, plusieurs plants de chaque, plusieurs tailles, dans plusieurs régions, …). Très contraint par la place limitée, je n’ai pu comparer que deux plants mais pour lesquels j’ai tenté de faire au mieux :

  • Les deux plants étaient de la variété Ananas
  • J’ai réalisé moi même les semis et dans des conditions identiques
  • Les deux plants sont issus du même lot de graines
  • Les plants ont été mis en terre à la même date, dans les mêmes conditions et ils avaient alors des caractéristiques identiques (taille, développement racinaire, …)
  • Un plant est laissé complètement libre et n’est pas du tout taillé (hormis la taille de fin de saison pour aider les derniers fruits à mûrir)
  • L’autre plant était destiné à être taillé sur une tige (retrait systématique de tous les gourmands) mais lorsqu’une fourche est apparue (deux tiges de même grosseur), je n’ai pas eu le coeur de retirer l’une des branches. La taille est donc intermédiaire à celle sur une tige et celle sur deux tiges.
  • Résultats de la taille vs. non taille des plants de tomates

    Pour la comparaison, j’ai évalué plusieurs critères. J’espère avoir été suffisamment exhaustif pour permettre une bonne comparaison. Ces critères sont en grande partie des exigences personnelles pour me permettre de cultiver en espace réduit tout en ayant de belles productions. Pour chaque critère, en rouge ce sont les résultats obtenus sur le plant taillé (photo à gauche) tandis qu’en bleu figure les résultats du plant non taillé (à droite).

  • Précocité du premier fruit : identique (seulement plus précoce de deux jours chez le non taillé), je n’ai plus les dates exactes
  • Précocité de l’ensemble : l’ensemble des fruits sont arrivés à maturité ; 4 tomates encore vertes à l’arrachage
  • Nombre de tomates (hors vertes) : 15 ; 9
  • Poids moyen des tomates (hors vertes) : 237,4g ; 272g
  • Poids de la plus petite tomate (hors vertes) : 138g ; 144g
  • Poids de la plus grosse tomate (hors vertes) : 467g ; 488g
  • Poids total de la production (hors vertes) : 3,561kg ; 2,448kg
  • Goût : identique
  • Résistance aux maladies : identique, non touchées
  • Taille du plant : un peu plus de 2m ; environ 1m
  • Surface nécessaire (approximative) : 50cm² , 1m²
  • J’ajouterai aussi quelque chose de non quantifiable, la praticité. Il est beaucoup plus facile d’intervenir sur les plants taillés que ce soit pour la récolte ou les traitements préventifs (vaporisation de bicarbonate de soude).

    Conclusion

    Même si je n’ai pas retrouvé tous les atouts que l’on attribue à la taille des plants de tomates (plus gros fruits, plus précoces), je pense que dorénavant je taillerai mes plants. La place gagnée est vraiment importante, la production supérieure et il est plus facile de surveiller et d’intervenir sur ces plants. Des points essentiels pour moi ! Bon encore une fois, ces résultats ne sont pas irréfutables, ils ne concernent qu’une toute petite expérience. Donc j’en appelle à vous pour savoir si vous avez déjà expérimenté la taille (et laquelle) ou la non taille et quelles en sont vos conclusions? L’année prochaine, je m’intéresserai plus aux différentes tailles possibles (une tige, deux tiges, à l’algérienne, …). Et si vraiment j’en ai le courage, je me pencherai aussi sur une autre technique de la culture des tomates : l’effeuillage.

    S’il vous plait, si vous avez déjà comparé des plants non taillés à des plants taillés, pouvez vous faire part de vos observations? Et pour l’effeuillage? Un simple petit commentaire aidera beaucoup de personnes à se décider ! Merci d’avance à vous =)

    Une solution d’arrosage automatique gravitaire clé en main !

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    Je vous en parlais il y a peu, l’arrosage automatique sans eau courante ni électricité, ça marche contrairement à ce que certains veulent nous faire croire ! En revanche, il n’est pas évident de concevoir son schéma d’arrosage, ni de penser à toutes les pièces nécessaires. J’ai donc tout fait à votre place ! Voici ma solution clé en main.

    Le matériel nécessaire

    Pour rappel, après plusieurs essais erreurs sur le schéma à mettre en place (que je présente dans l’article en lien ci dessus), je suis parvenu à celui-ci pour irriguer deux parcelles rectangles de 6 m sur 1.75 m.
    Il est maintenant temps de vous détailler la liste des équipements que j’ai utilisé. A nouveau, je tiens à remercier la société Hozelock, qui m’a généreusement fourni le matériel nécessaire à mes différents tests. C’est la raison pour laquelle les produits présentés sont quasiment tous des produits Hozelock. J’ai choisi cette marque pour sa grande qualité mais aussi car on la trouve très facilement en jardinerie, vous ne devriez donc pas avoir de mal à vous procurer les différents accessoires. Mais, bien entendu, vous pouvez tout à fait utiliser des produits équivalents d’autres marques !

    La récupération d’eau

    Sur ce point, rien de bien original, l’eau de récupération est stockée dans une cuve IBC de 1000 L. On en trouve très facilement pour environ 100€ neuf, moitié moins d’occasion mais il vous faudra vous renseigner sur les produits qu’elle a contenu et bien la nettoyer avant usage !
    La mienne est blanche, ce qui induit une formation d’algues qui bouchent très rapidement le filtre mis en place par la suite. J’ai résolu le problème en glissant une bâche noire entre l’armature métallique et la cuve.
    Afin d’obtenir une pression suffisante j’ai posé cette cuve sur deux tréteaux métalliques à environ  1.20 m de hauteur. Ce n’est peut être pas obligatoire pour l’arrosage automatique et je n’ai malheureusement pas testé l’installation posée au sol. Si certains d’entre vous ont essayé n’hésitez pas à témoigner.
    Enfin, on trouve maintenant des cuves IBC équipées de robinets compatibles avec les tuyaux d’arrosage. Ce n’était pas le cas de la mienne, j’ai donc racheté un robinet dont vous trouverez les caractéristiques (particulières !) sur le site multitanks.

    Petit récap du matériel à ce stade :

    1 cuve IBC 1000L
    2 tréteaux métalliques de 1,20m de haut
    1 robinet compatible cuve IBC

    La programmation et l’acheminement

    En sortie de cuve, j’ai ajouté un sélecteur multi-voies (ici le modèle deux voies), ce n’est pas obligatoire mais cela me permet d’utiliser l’eau de ma cuve de différentes façons. Une voie est constamment reliée au circuit d’arrosage automatique tandis que l’autre peut servir à remplir un arrosoir ou être utilisée avec un tuyau quelconque.
    Vient ensuite un filtre, indispensable pour éviter que les goutteurs ne se bouchent constamment avec les petites impuretés présentes dans l’eau ainsi que les algues qui peuvent s’y développer. Pour ma part, j’ai utilisé celui présent dans un ancien régulateur de pression. J’ai simplement enlevé le bloc régulateur, inutile dans cette installation. Les filtres se trouvent vendus seuls, prenez seulement garde à ce que les raccords soient compatibles, ce qui est le plus souvent le cas.
    On en vient enfin à l’intérêt de la chose : le programmateur. Je vois deux gros avantages aux programmateurs : on n’oublie pas de couper l’arrosage (mais ça un simple minuteur le fait aussi bien, pour moins cher) et on peut arroser aux heures optimales (au lever ou au coucher du jour) lorsque l’on n’est pas forcément présent au jardin. Pour cela, Hozelock m’a fait parvenir leur dernier modèle, le Sensor Controller Plus. Ce n’est pas le programmateur le moins cher qui soit, mais son capteur de luminosité est top et évite de devoir le reprogrammer avec l’évolution des durées du jour. On choisit la fréquence d’arrosage (d’une fois par jour à une fois par semaine), la durée (de 2 à 60 minutes) et si l’on souhaite un arrosage au lever du jour, au coucher ou aux deux. Gros plus de ce modèle : le mode arrosage forcé qui permet, lorsqu’on le souhaite, d’arroser 10, 30 ou 60 minutes sans devoir dérégler toute la programmation. Enfin, toujours pour convenir à mon installation, il fonctionne à piles et surtout il n’a besoin d’aucune pression pour fonctionner !
    Comme je souhaite pouvoir arroser de façon indépendante mes deux plates bandes sous serre selon qu’elles soient en culture ou pas, j’ai ajouté un connecteur en Y avec vannes.
    Enfin, dernières pièces du circuit d’acheminement, tout simplement deux longueurs de tuyau d’arrosage de diamètre 15 mm, raccordé au connecteur Y par deux raccords rapides adaptés.
    Le récap :

    1 sélecteur multi-voies (facultatif)
    1 filtre
    1 programmateur à piles
    1 connecteur Y muni de vannes (facultatif)
    1 couronne de tuyau d’arrosage 15 mm
    2 raccords rapides 15 mm

    Le circuit d’arrosage

    Le circuit d’arrosage quant à lui, est constitué de 4 types de pièces. Pour ma configuration j’ai eu besoin tout d’abord besoin de tuyau polyéthylène de diamètre 13.6mm (16 en extérieur) et de tuyau à goutteurs incorporés tous les 33 cm (Hozelock ne faisant plus cette référence, j’ai acheté le modèle Rainbird Dripline XF trouvé au moins cher sur Jardinet). Je n’ai pas de consignes particulières concernant le tuyau polyéthylène, en revanche pour ce qui est du tuyau à goutteurs incorporés si vous choisissez un autre modèle, assurez vous tout de même que les goutteurs soient autorégulés et résistants au colmatage. Cela vous évitera bien des soucis !
    Enfin, pour assembler tout ça j’ai eu besoin également de raccords coudés 90° et de raccords de dérivations en T. Pour ces raccords, vous aurez le choix entre les modèles à bague (plus solides, plus faciles à assembler et évitant que les tuyaux ne se déboîtent) ou alors les modèles cannelés, amplement suffisants pour un système basse pression et nettement moins chers (attention, les liens que je vous propose sont avant tout pour vous montrer les modèles, les prix ne sont pas forcément représentatifs et dépendent beaucoup des vendeurs. Je vous laisse trouver les meilleurs prix comme des grands =) ).
    Le récap, toujours (les quantités et longueurs sont données pour mon schéma personnel) :

  • 1 couronne de tuyau polyéthylène 13.6 mm de 15 m
  • 1 couronne de tuyau à goutteurs incorporés autorégulés et résistants au colmatage 13.6 mm de 50 m
  • 6 raccords coudés 90° 16 mm (qui est le diamètre extérieur des tuyaux à relier)
  • 42 raccords de dérivation en T 16 mm
  • Le montage

    De la cuve au circuit d’arrosage, rien de compliqué dans le montage. Pour ce qui est du circuit en lui-même, il va y avoir de la découpe ! Les lignes d’arrosage (tuyau à goutteurs) courent sur toute la largeur de ma planche, j’ai donc voulu les couper au plus juste au début. Mais ça ne tombe pas bien vis à vis des goutteurs (qui sont espacés tous les 33 cm), ce qui entraine un peu de perte et un arrosage non uniforme (certaines lignes auraient eu 4 goutteurs, d’autres 5 voire 6). J’ai donc revu la longueur de mes lignes d’arrosage en me basant sur l’espacement entre goutteurs. J’ai débité des longueurs de tuyaux en coupant entre le 5ème et 6ème goutteur (soit environ 1.60m).
    Le tuyau polyéthylène est coupé à 50cm (espace entre 2 lignes d’arrosage) moins 2cm afin de tenir compte de la taille des raccords, soit 48cm.
    Hop, dans les raccords et on passe au suivant

    12 lignes d’arrosage et 22 inter-lignes découpées plus tard et voilà le résultat pour une plate bande, reste plus qu’à faire l’autre !Maintenant, tout est en place depuis un peu plus d’un mois et ça fonctionne parfaitement ! Il faut bien sûr combiner avec un bon paillis mais l’arrosage n’est maintenant plus un souci pour moi !

    Des salades toute l’année dans mon jardin

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    Parmi les légumes que tout jardinier cultive, même débutant, les salades occupent une place de choix. Peu exigeantes, faciles à vivre et si bonnes lorsqu’elles sont consommées fraîches cueillies, il serait en effet dommage de s’en priver. D’autant qu’un petit coin de jardin ou une jardinière suffisent. Seulement voilà, souvent les récoltes sont synchrones et l’on se retrouve avec vingt salades à couper en même temps sans quoi elles finissent irrémédiablement par monter en graines. Rassurez-vous, ça arrive à tout le monde, moi y compris… C’est pour cela que lorsque j’ai vu ce livre, j’ai sauté sur l’occasion ! Des salades à consommer toute l’année, c’est quand même tentant.Au travers de cet ouvrage, on apprend dans un premier temps que derrière ce que l’on appelle salades, se cache toute une diversité d’espèces et de variétés. C’est là tout le secret d’une autonomie en salade que nous livre Xavier Mathias, maraîcher bio et consultant pour la gestion des potagers du domaine de Chaumont sur Loire et du Château de Valmer.Rien ne m’a paru oublié dans cet ouvrage, depuis les généralités de la culture de salades (du semis à la récolte) jusqu’au choix plus spécifique des variétés. Le chapitre sur les semis m’a particulièrement conquis, grâce aux explications richement illustrées de pas à pas, qui rendent l’opération claire et parfaitement compréhensible.La suite du livre est tout aussi intéressante lorsque l’on aborde les fiches variétés (45 tout de même), brassant la culture de variétés classiques comme les laitues batavias ou les chicorées scaroles mais aussi (et surtout !) des variétés plus originales. Connaissiez-vous le chénopode géant, la claytone de Cuba, la ficoïde glaciale ou encore le cresson de Para au goût qui, parait-il, ne vous laissera pas indifférent ?Et bien sûr, un livre sur les salades sans aborder les petits tracas courants, limaces et escargots en tête, ne serait pas un bon livre ! Ici sont condensées les astuces de l’auteur, qui, pour en utiliser moi-même certaines, fonctionnent très bien !Bref, je ne suis vraiment pas déçu de cette lecture qui m’a appris de nombreuses chose pour réussir encore mieux mes cultures et surtout et pour ne plus composer mes salades de la même façon ! Ces plats auront maintenant une saveur bien plus riche !

    Pour en feuilleter quelques pages, rendez-vous sur la boutique de Terre Vivante :Comment semer, cultiver et récolter vos salades selon les saisons !Voici le premier livre exclusivement consacré à la culture des salades. Après un rappel des bases, l’auteur détaille 45 variétés.
    Un calendrier indique comment produire toute l’année.
    L’ouvrage pour semer, cultiver et récolter vos salades en toute saison.

    La rotation des cultures au potager : 8 points pour s’en passer (2/2)

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    Cet article fait suite à celui publié il y a peu où je rappelais rapidement comment fonctionnait la rotation des cultures. J’y laissais déjà transparaitre mon point de vue, mais je trouve que la rotation des cultures est extrêmement dure à mettre en place dans nos potagers et d’ailleurs, est-elle vraiment nécessaire pour nous? Du coup, je réfléchis depuis quelques temps à une méthode qui me permettrait de ne plus me soucier de cette rotation qui me casse la tête tous les ans ! =). J’essaie ici de vous exposer les principes que je compte appliquer dès cette saison pour ne plus avoir à pratiquer de rotation stricte.

    Ce qui rend la rotation des cultures difficile dans un potager

    Alors dans l’article précédent c’était la théorie et sa concrétisation, ça vous parait déjà obscur ? Et bien attendez de voir la mise en pratique ! Malheureusement, de nombreux problèmes se posent à ce stade.

  • Mes besoins ne sont pas forcément les mêmes selon les catégories choisies. En effet, que ce soit par besoin ou simplement par affinité avec certaines cultures, il est difficile de cultiver autant de surface de chaque type de légumes, pour reprendre l’exemple précédent. Entre les tomates (j’aime cultiver de nombreuses variétés) et les courges (qui demandent beaucoup d’espace) déjà pour les légumes fruits je dépasse largement mes besoins en légumes feuilles… Si je dois attribuer la même surface pour ces deux types, je devrais soit me restreindre en légumes fruits (impensable =) ), soit cultiver bien plus de légumes feuilles que nécessaire (quel gâchis).
  • La planification est très compliquée. Un potager n’est pas une monoculture, on doit jongler bien souvent avec plus de 20 espèces, sans parler des variétés. Quelque soit la méthode de rotation choisie, on n’aura pas un légume par catégorie, comment les répartir alors au sein d’une même planche ?
  • Jouer avec les associations. Même si nombre d’entre elles ne sont pas vérifiables, il en est certaines qui ont fait leur preuve. J’ai par exemple remarqué que les courgettes appréciaient la présence des haricots, comment les associer si j’opte pour une rotation par famille botanique ?
  • Prendre en compte les vivaces. Alors là, celui qui trouve comment effectuer une rotation annuelle des cultures vivaces je lui tire mon chapeau !
  • Quelle position adopter en tant que jardinier ?

    Alors la rotation des cultures, c’est bien ou c’est pas bien ? Qu’est-ce que je dois faire dans mon potager, allez-vous me dire ? Là dessus, mon conseil serait, ne vous en faites pas avec une rotation psychorigide. Adoptez les pratiques avec un peu de bon sens !L’épuisement des ressources du sol n’est pas un argument en faveur de la rotation des cultures dans un potager bien mené. Le sol ne s’épuise pas de manière radicale, à moins d’être maintenu fertile à grands coups d’engrais minéraux. Pour peu que la vie du sol soit préservée dans votre potager, avec des pratiques respectueuses et une non utilisation de produits chimiques, alors le sol sera très stable et conservera longtemps les minéraux que vous lui apportez. Bien sûr, cela implique de mettre en place une fertilisation réfléchie. Alors pour résumer, on peut se passer de la rotation des cultures pour ce qui est de l’épuisement du sol avec deux principes très simples :

  • Une vie du sol préservée (travail du sol limité, non utilisation des pesticides, engrais minéraux, …)
  • Une fertilisation réfléchie (là-dedans je mets toutes les pratiques qui contribuent à l’enrichissement et l’aggradation du sol : compostage de surface, mulching, paillis, engrais vert, BRF, …)
  • Le second argument est plus difficile à contredire, même dans un petit potager. Il est vrai que faire une monoculture de pommes de terre, d’années en années, augmente le risque de voir surgir certains parasites ou certaines maladies. Parasites et maladies de plus en plus nombreux et redoutables au fil du temps. Alors comment éviter ceci même avec une rotation limitée ? Voici quelques pistes que j’applique jusque-là avec succès :

  • Limiter les risques d’apparition de parasites ou maladies en jouant avec les associations de plantes (plus faciles à mettre en place à mon sens que la rotation). Attention, je ne parle pas ici forcément des associations dites bénéfiques. Car si certaines ont fait leurs preuves (carottes/poireaux par exemple) d’autres restent très obscures ! Non, je parle ici d’éviter de cultiver des parcelles entières d’un même légume mais opter plutôt pour un méli-mélo de mini-parcelles (par exemple de 70x100cm). Cette répartition des légumes en mélange avec des fleurs et aromatiques est souvent très efficace pour brouiller les pistes. Je l’ai remarqué avec les choux et la terrible piéride. Dès lors où j’ai commencé à mélanger mes choux à d’autres cultures, j’observais nettement moins d’attaques et lorsqu’il y en avait, elles étaient très localisées et plus facile à enrayer donc. Pourquoi ? Eh bien parce que la piéride trouve principalement les choux au hasard. Le papillon virevolte et se pose régulièrement sur les plantes alentours, s’il s’agit d’un hôte potentiel il pond sinon il repart, etc. Dès lors que vos choux sont isolés, les chances pour la piéride de tomber sur un hôte chutent brutalement.
  • Ne pas laisser un parasite/maladie s’implanter durablement. Bien entendu, cela demandera une certaine attention mais rien d’extraordinaire, le but étant d’agir rapidement. Si l’on trouve des pontes de piéride sur un chou pour reprendre l’exemple précédent, on les écrase tout de suite et on n’attend pas qu’ils éclosent.
  • Enfin, si malgré tout l’un de vos légumes subit une attaque massive et bien pensez tout simplement à ne pas en remettre au même endroit avant quelques années.
  • Une question de bon sens tout cela !

    Pour résumer, une méthode pour se passer de pratiquer la rotation des cultures

    J’espère que vous y voyez déjà un peu plus clair, mais je vais tenter d’être encore plus synthétique en vous proposant une manière de vous éviter la corvée d’une rotation compliquée.

  • Ne pas cultiver de grandes planches en monocultures, mais préférer cultiver en mini-parcelles pour profiter de l’effet bénéfique de la biodiversité.
  • Pratiquer l’association plutôt que la rotation qu’elle soit spatiale, ce qui revient globalement au point précédent, ou bien temporelle, par exemple après une culture de tomates on sème des fèves on pourra alors en mai récolter les fèves et mettre une nouvelle culture de printemps (qui pourra d’ailleurs être tomates, c’est pratique pour la culture sous serre notamment)
  • Ne pas remettre un même légume au même endroit si l’on observe une maladie l’année précédente
  • Fertiliser intelligemment
  • Favoriser la vie du sol et les équilibres écologiques (ne pas utiliser de produits chimiques ni d’engrais minéraux)
  • Faire de la place aux fleurs et aromatiques dans le potager. Je le dis souvent mais les fleurs au potager ont un pouvoir à ne pas négliger. Outre le fait qu’elles améliorent l’esthétique, nombre d’entre elles auront un réel intérêt pour nos cultures de légumes soit en attirant des insectes bénéfiques (pollinisateurs, prédateurs de ravageurs), soit en émettant des substances néfastes pour les ravageurs (tagètes nématicides par exemple) ou encore en constituant des barrières physiques (les cosmos vont gêner le vol de la piéride et l’empêcher d’approcher des choux). Si vous avez un petit potager et que vous ne souhaitez pas allouer autant d’espace aux fleurs, alors tournez-vous vers les aromatiques qui remplissent tout à fait ce rôle et plutôt que de les cultiver toutes ensemble, dispersez les au potager.
  • Intégrer les engrais verts. Souvent, les engrais verts on les réserve pour la fin, pour combler les espaces inoccupés dont on ne sait que faire et finalement on trouve toujours une culture à mettre à la place. Nous sommes nombreux à avoir envisagé les engrais verts de cette manière, moi le premier. Mais depuis quelques temps maintenant, j’ai radicalement changé depuis que j’ai observé leurs bienfaits. Les engrais verts sont à planifier en premier !
  • Diversifier les cultures. Il faut parfois apprendre à sortir des sentiers battus et cultiver autre chose que les traditionnelles carottes, courgettes, haricots, tomates et salades ! Vous gagnerez à cultiver d’autres sortes de légumes, qui vous apporteront des saveurs nouvelles et participeront à faire de votre potager un écosystème en équilibre ! Sacrifiez un peu votre culture de carottes pour mettre quelques panais ou bien quelques rutabagas. A priori, vous n’aimez pas ça et vous n’y voyez pas d’intérêts à les cultiver ? Faites l’essai et vous changerez peut être de regard. Manger ces produits frais, que l’on a fait pousser soi-même les rend bien meilleurs !