Quand et comment planter les tomates ?

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Revoilà la reine du potager ! Que vous ayez vous-même semé vos tomates ou bien que vous ayez acheté des plants prêts à planter, on approche de la date fatidique de la mise en terre. Rien de difficile dans cette étape, mais quelques petits gestes bien orchestrés vous permettront d’obtenir de meilleurs résultats.

Préparer les plants à la plantation
Avant de se lancer dans la plantation de nos chères tomates, il est important de passer par une phase d’endurcissement. Les plants que vous avez semés ou achetés ont, pour la plupart, passés leur jeunesse bien à l’abri sous serre ou à l’intérieur de votre maison, parfois même sous lumière artificielle. Autant dire qu’on est loin des conditions réelles de la vie rude qu’elles mèneront à l’extérieur ! Il faut donc les habituer progressivement aux rayons brûlants du soleil, aux vents cassants, aux températures nocturnes fraîches, … Bref tout ce qui fait de notre jardin un milieu hostile mais que nous aimons quand même et que vos tomates apprendront à aimer aussi. Pour cela, deux semaines avant la plantation, il faut commencer à les sortir une à deux heures par jour puis augmenter progressivement la durée jusqu’à les laisser dehors jours et nuits. A ce stade, les plants pourront être repiqués. Pour en savoir plus je vous invite à lire un article que j’avais écrit sur l’endurcissement.

Une fois les plants prêts, c’est au (à la) potagiste de se préparer ! 2-3 pompes pour les plus motivés, 1 ou 2 flexions pour les moins motivés suffiront. Vous êtes maintenant prêts, on y va ?

Quand planter ses tomates ?
Chaque potagiste sait, par son expérience, à quelle date il peut planter ses tomates sans risque en fonction de son mode de culture ou de son climat. Il est très difficile de donner des dates précises mais je vais tâcher de vous donner quelques indications tout de même.

En pleine terre, on conseille traditionnellement d’attendre la fin des Saints de Glace (Mamert, Pancrace et Gervais) soit le 14 mai pour toute la France. J’ai toujours respecté cette date et je n’ai jamais eu de problèmes même si je sais que par le passé il y a déjà eu des gelées plus tardives, chez moi (Bretagne) le risque est minime.
Dans le sud de la France, il est, semble-t-il, possible d’avancer cette date d’une quinzaine de jours sans crainte (des lecteurs du Sud peuvent il confirmer ?).
Ces dates constituent les références. Il est toutefois possible de les avancer encore en fonction du mode de culture choisi. Par exemple :

Sous voile de forçage, on pourra avancer la plantation jusqu’à une semaine
Sous châssis ou au pied d’un mûr exposé au sud, on pourra avancer la plantation d’une à deux semaines
Sous serre, on pourra avancer la plantation de 15 jours à 1 mois
A ce stade, c’est véritablement l’expérience de chacun qui permettra d’apporter la bonne réponse car les micro-climats (parfois même au sein de votre jardin seulement) sont très importants pour la plantation de ces légumes.

Pour résumer : chez moi en Bretagne, je plante en pleine terre à la mi-mai et sous serre aux alentours du 1er mai. Je tente toutefois de temps en temps quelques plants plus précocement avec succès, que ce soit en pleine terre ou sous serre.

Comment bien planter ses tomates ?
Je vous le disais au début, rien de bien compliqué rassurez-vous. Plusieurs étapes et ingrédients ci-dessous sont facultatifs (accompagnés d’une *), ils offrent cependant de meilleurs conditions pour votre culture mais dépendent aussi de la qualité de votre terre.

Avant de commencer à toucher la terre (mais qu’est-ce que vous êtes impatients), regroupez les différents accessoires nécessaires :

Une bêche *
Une fourche-bêche *
Une pelle à main
Des tuteurs ou de la ficelle si vous cultivez sous serre
Du fumier composté ou du compost *
Des feuilles d’ortie et de consoude *
Du paillis (la paille de blé convient très bien à la tomate)
Un arrosoir (plein)
Vos tomates * (Ahah mais non, c’est pas facultatif ça…)
Une fois équipé, on peut se rendre sur le lieu de la plantation. Il s’agit maintenant de symboliser l’emplacement des différents plants de tomates en respectant les distances suivantes :

Les tomates taillées sur une tige (de grosse taille essentiellement) sont espacées de 50 à 60 cm
Les tomates non taillées (petit gabarit et les tomates cerises) sont espacées d’un mètre
Allez, maintenant on commence !

Préparer le trou de plantation *
Afin de limiter les besoin en eau de vos futures tomates, il faut leur permettre d’envoyer leurs racines en profondeur. Pour cela, je pratique un double-bêchage de mes trous de plantation. Ce n’est pas obligatoire si votre terre est déjà meuble en profondeur mais dans le cas contraire, vous économiserez ainsi de nombreux arrosages et donc aurez des tomates plus goûteuses !

Je commence par retirer la terre sur un fer de bêche (largeur et hauteur) et je la réserve dans une brouette
J’aère ensuite le fond avec quelques coups de fourche-bêche (sans retirer la terre)
Double bêchage

Ces deux étapes constituent le double bêchage permettant de fracturer le sol en profondeur

Apporter l’amendement de fond *
La tomate est gourmande, apporter un léger amendement de fond leur offrira un meilleur départ dans la vie ! Pour cela, je mélange à part égale la terre retirée du trou avec du fumier composté ou du compost et je comble le trou jusqu’à mi-hauteur.

Mélange engrais fond (1)
Ici mon mélange est constitué de 50% terre de jardin et 50% fumier de cheval composté !

Planter le pied de tomate
Il est maintenant temps de procéder à la mise en terre en tant que telle.

Dans le cas d’une culture avec tuteur, je plante mon tuteur en premier. Cela m’évite d’abimer les racines du plant qui arriverait si je posais le tuteur après plantation de la tomate.
Je dépote délicatement mon plant en prenant soin de ne pas le prendre par la tige (cela risquerait d’écraser de nombreux vaisseaux, fragiles chez ces jeunes plants).
Si mon plant est assez grand et qu’il me le permet, je retire les premières feuilles sur une dizaine de centimètres. Le plant doit cependant conserver au minimum 4 étages de feuilles afin d’assurer une bonne reprise, ne l’effeuillez pas totalement !
Effeuillage
Effeuiller les feuilles les plus basses permet d’enfouir la tomate plus profondément

Je pose mon plant dans le trou de plantation de manière à faire presque affleurer les feuilles restantes au niveau du sol (elles seront coupées lorsque le plant aura grandi afin de limiter les risques de mildiou). Le fait d’enterrer la tige permettra aux tomates d’émettre de nouvelles racines et ainsi d’avoir un bien meilleur système racinaire. Si possible, laissez le plant droit cela permettra d’obtenir des racines plus profondes mais si la profondeur du trou ne le permet pas, vous pouvez incliner le plant.
Plantation tomates (1)

Enfin je rebouche avec le mélange terre et compost du début sans tasser ! J’essaie, dans la mesure du possible, d’aménager une petite cuvette autour du plant afin d’éviter de mouiller le feuillage lors des arrosages.
Plantation tomates (2)
Les feuilles les plus basses seront coupées une fois le plant bien enraciné pour limiter les risques de mildiou

Arroser
Une fois le trou rebouché, verser au moins l’équivalent d’un demi arrosoir (par petites portions plutôt que de tout inonder) afin de bien faire adhérer la terre aux racines. Cela permettra de tasser bien plus délicatement que vous ne l’auriez fait à la main.

Offrir un amendement naturel *
On connait tous le conseil de jeter une poignée de feuilles d’orties au fond du trou de plantation. Je l’ai fait pendant longtemps, jusqu’au jour où l’on m’a fait réfléchir, à juste titre, sur cette pratique. Une honte que je ne l’ai pas fait avant et appliqué sans réfléchir une vieille croyance, d’autant que le cycle de l’azote est un sujet que j’ai travaillé pendant mes études ! Je vous explique dans l’encart suivant pourquoi il est plus intéressant de ne pas enterrer les orties, si vous le souhaitez, vous pouvez le zapper !

Lorsque les végétaux sont dégradés par les décomposeurs et les bactéries, ils libèrent de l’ammoniaque, un dérivé de l’azote. Les orties riches en azote, en libèrent de grandes quantités. Cet ammoniaque n’est pas la forme assimilable préférentiellement par nos légumes tel quel, il faut qu’il soit dégradé en nitrites puis en nitrates. C’est sous le stade nitrate que les plantes assimilent préférentiellement l’azote (excepté quelques plantes associées à des bactéries comme les légumineuses). Or, toutes ces transformations (décomposition du végétal et transformation de l’ammoniaque en nitrites, puis de nitrites en nitrates) ne se font que par des organismes aérobies (nécessitant de l’oxygène). Ainsi, lorsque l’on enterre profondément les feuilles d’orties, elles se retrouvent dans un milieu privé d’oxygène et donc sans organismes aérobiques. La dégradation est alors très mauvaise et ne conduit pas à une libération de nitrates bénéfiques à nos tomates. Pire, elles fermentent et peuvent entrainer des dommages aux racines.

Si vous avez été courageux et que vous avez lu l’encart précédent ou juste moins motivés, vous en arrivez à la question suivante : que fait-on des feuilles d’orties et de consoude que je vous ai demandé de récolter au début ? Eh bien, plutôt que de les enterrer, je vous conseille de vous en servir comme paillis autour des plants ou bien d’en faire un purin à verser dilué lors des arrosages ! L’effet sera bien meilleur !

Paillis ortie consoude (3)
Consoude et ortie, un duo de choc pour vos tomates : à utiliser en paillis !

Protéger le sol
Enfin, la dernière étape consiste à protéger toutes les bonnes choses que vous avez faites jusque-là en protégeant votre sol par un épais paillis (10 bons centimètres) dégagé autour des pieds dans un premier temps, puis jusqu’aux tiges une fois les tomates bien établies.

Tomate (1)

Et voici votre plantation réalisée en mettant toutes les chances de réussite de votre côté. Ne vous restera plus qu’à tailler vos tomates si tel est votre choix, arroser avec parcimonie et profiter des récoltes abondantes ! Et si par malheur, le mildiou commence à sévir, n’oubliez pas le bicarbonate de soude

Bonne plantation et bonne culture, j’espère que les récoltes seront bonnes ! Et vous alors, comment plantez-vous les tomates ?

Test vaporisateur Hozelock

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Aujourd’hui, j’entreprends le test d’un vaporisateur de chez Hozelock, marque bien connue de l’arrosage.Assemblage du produitA la livraison, le produit est « en kit ». La construction n’est toutefois vraiment pas difficile et bien détaillée dans le petit livret qui accompagne l’ensemble. Le système de raccord semble très bien conçu car je n’ai pu constaté aucune fuite pour le moment. Il faut simplement ne pas hésiter à bien serrer les vis de raccordement. C’est donc en moins de 5 minutes que le tout est prêt à l’emploi.UtilisationCe vaporisateur est très agréable à utiliser, le « Last drop system » dont il est équipé, qui permet de vider entièrement la cuve après avoir pompé le nombre de fois indiqué dans le livret, est vraiment appréciable. C’est pratique lors de traitement des arbres par exemple pour lesquels il devient inutile de descendre et remonter constamment à l’échelle pour repressuriser le vaporisateur. La poignée assure une bonne prise en main et la large gâchette (verrouillable) facilite l’utilisation et ce, même les mains mouillées. Comme souvent la buse réglable permet de passer d’un jet diffus à un jet concentré (utile pour chasser les pucerons !).Autres petits détails bien pensés, la valve de dépressurisation de sécurité qui permet d’ouvrir facilement le vaporisateur même encore sous pression, le système de sangles qui permet un port en bandoulière ou dorsal (même si cette position devient vite inconfortable) et surtout la filtration au niveau de la gâchette qui se débouche très facilement (bien plus que lorsque c’est la buse qui est bouchée…). Le pulvérisateur est également équipé d’un bouchon verseur (dont je ne pense pas avoir l’utilité étant donné que je n’utilise pas de produits chimiques) et d’un système de rangement qui pourrait être amélioré je trouve. En effet, la lance est difficilement clipsable à l’endroit qui lui est dédié.ConclusionPoints forts :

  • Le « Last drop system »
  • La qualité des raccords
  • La filtration au niveau de la gachette
  • Points faibles

  • Le prix (45€) plus élevé que beaucoup de modèles disponibles mais inférieur à ceux des autres marques haut de gamme
  • Le rangement, qui malgré de nets efforts n’est pas optimal à mon avis
  • Test produits d’arrosage Hozelock

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    Un nouveau genre d’articles sur mon blog, les test produits (je ne fais pas cela pour de la publicité mais bien pour tester ces produits). En effet, un certain nombre d’entre vous me demandent régulièrement mon avis sur l’utilité de certains produits ou bien sur la qualité de certaines marques. Afin de pouvoir vous renseigner au mieux, j’ai entrepris de contacter quelques entreprises d’outillage et d’accessoires de jardinage afin de tester leurs produits. Aujourd’hui, c’est un échantillon de la gamme d’arrosage Hozelock que je vous présenterais. Mon avis est totalement impartial sur ces produits !
    Au programme du test aujourd’hui donc :

    • Un tuyau poreux
    • Un programmateur Aqua Control Plus
    • Des supports pour tuyaux
    • Des raccords pour tuyaux
    • Un tuyau d’arrosage Super Tricoflex

    Le tuyau d’arrosage, souple et facile à manier m’a servi à l’arrosage de mes carrés potager tandis que le reste de la gamme m’a servi à mettre en place un arrosage automatique de ma parcelle de tomates.Aspect général des produitsAvant même l’installation et l’utilisation des produits, j’ai tenté d’observer leur qualité. Les tuyaux sont impeccables, aucun signe de faiblesse par endroit comme on peut en trouver parfois (zones plus fines qui finiraient par se rompre, petits défauts dans la matière). Bref, les finitions sont très bonnes. Pour ce qui est des raccords, même constat.Mise en placeJ’ai décidé de placer le tuyau poreux dans ma parcelle de tomates et de piments sous serre avec le programmateur. Si tout se passe bien, l’arrosage de mes tomates ne sera plus un souci. Il m’a fallu 30 minutes pour faire cheminer les tuyaux entre mes plants, déjà grands. Je pense pouvoir réduire le temps d’installation de moitié en plaçant tout ça alors que les plants sont encore petits. Cette simplicité d’installation est due en grande partie aux supports pour tuyaux qui ressemblent en gros à des sardines de camping sur lesquels on clipse le tuyau. Je ne les aurais probablement pas achetées à première vue, c’est le genre de chose qui casse dès la première installation, mais en réalité ils sont bien plus solides qu’ils n’y paraissent et facilite réellement l’installation (vous pouvez en voir un installé sur la photo suivante). Concernant le tuyaux poreux, il est un peu rigide et un peu difficile à manier pour l’installer en le faisant serpenter comme je l’ai fait, mais les supports, encore une fois, permettent d’y remédier. Je pense également que le fait qu’il soit neuf n’aide pas, cela devrait être plus simple à la saison suivante. En revanche, le fait qu’il soit déjà équipé d’un embout de raccord est très pratique et évite d’avoir à le poser soi même, ce qui limite les risques de fuite.Le programmateur quant à lui est assez simple à programmer, malgré le fait qu’il impressionne au début !Comme je le disais, j’ai aussi pu tester les raccords de tuyaux. L’installation est vraiment très simple, 10 secondes et c’est installé, ça ne fuit pas et on n’en parle plus.UtilisationUne fois tout le système d’arrosage automatique installé, l’utilisation est assez limitée.. J’ai programmé deux arrosages de 30 minutes par semaine. Cela fait quatre semaines (dont 2 de vacances) et il semblerait que cela suffise (le paillis y est pour beaucoup). L’eau perle doucement tout le long du tuyau poreux, il n’y a pas de jets d’eau qui risqueraient d’éclabousser le feuillage malgré un débit important. Merci le régulateur de pression dont il est équipé !Le tuyau Super Tricoflex me sert sur les carrés potagers et il est idéal pour cela ! Très facile à manier, je peux facilement circuler entre mes planches pourtant très rapprochées et ce, sans abîmer mes légumes. Aucun problème de noeuds qui se forment, ce qui évite le mouvement bien connu des jardiniers de « l’ondulation du tuyau » et évite ainsi de se déboîter l’épaule :). En revanche, je trouve le débit du 15 mm trop faible pour cette utilisation, mieux vaux opter pour un 19 je pense. Autrement, je l’ai raccordé à une rallonge personnelle que je dois régulièrement déconnecter pour la connecter à un pistolet pour l’arrosage d’une autre parcelle. J’ai donc utilisé le raccord « stop eau » qui fonctionne admirablement bien. Fini le pincement du tuyau pour éviter d’avoir à aller couper le robinet pour changer d’arrosage ! C’est vraiment très appréciable. J’avais déjà acheté un raccord stop eau mais il fonctionnait qu’à moitié et fuyait pas mal. Avec ces raccords, aucun souci de ce côté. Le manchon flexible semble bien consolider le tout et évite que le tuyau finisse par se déboîter, vous offrant une belle douche, à voir dans le temps ce que ça donne.Hozelock confirme sa place parmi les leaders du marché de l’arrosage avec ces produits. Ils sont vraiment d’une grande qualité, il semblerait que tout ait été pensé pour optimiser le confort d’arrosage. Seul hic : le prix assez élevé du programmateur et du tuyau super Tricoflex (garanti 30 ans mais quand même). Ce qui est d’ailleurs étonnant car paradoxalement les autres produits sont plutôt abordables.

    Test cloche et tunnel potager Pouss’vert

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    Je reçois régulièrement des demandes pour avoir mon avis sur l’utilité de tels produits. J’ai donc obtenu récemment un ensemble de tunnel de forçage Modull’O et de cloche de culture Pouss’vert de chez MV industries, de fabrication française s’il vous plait.Aspect général des produitsLa qualité semble au rendez vous, tout est coulé d’un seul tenant, aucunes soudures qui finissent par se rompre (j’ai déjà eu ce problème sur d’anciennes cloches). Le plastique (recyclé) est relativement épais et semble solide. Enfin, les finitions sont propres et de qualité.Mise en placeJ’ai testé la cloche potagère sur une poirée, dans mon potager en carré. La mise en place est très simple et grandement facilitée grâce aux piquets de fixations (vendus à part). Aucun problème de cloches qui s’envolent les jours de grands vents.Le tunnel quant à lui a rejoint ma parcelle de haricots verts, mais j’aurais aimé en avoir l’utilité dans mon potager en carré et vous allez vite comprendre pourquoi : l’ensemble tunnel et embouts de tunnel mesure environ 1,20m sur 40 cm. Oui, précisément la dimension de trois carrés de culture au sein d’une planche. Il est également équipé de ces fixations. La grande force de ces tunnels (outre leurs dimensions parfaitement adaptées au potager en carrés) c’est qu’ils sont extrêmement modulables. Vous pourrez ainsi, avec plusieurs jeux de tunnel, former des lignes plus ou moins longues, former des mini-serres (de la taille d’un carré tiens encore) avec seulement les embouts, etc. Enfin, comparé aux autres produits du genre, toile tendue sur des arceaux plastiques, la mise en place est nettement simplifiée.UtilisationL’usage au quotidien est très pratique et il semblerait que tout ait été pensé. Les deux gestes indispensables dans les cultures sous abris (arrosage et aération) sont grandement simplifiés. En effet, cloche et tunnel sont équipés de réserves d’eau sur le dessus et d’aérations. Nul besoin de retirer le matériel pour l’arrosage et la ventilation.Les réserves permettent même la récupération des eaux de pluies. Petit plus, apporté par les piquets d’ancrage du tunnel (vendus à part eux aussi) : la possibilité de ventiler les cultures en soulevant un côté du tunnel en le faisant reposer sur les piquets. Sincèrement, a priori accessoires, tous ces petits éléments apportent un grand confort d’utilisation.RésultatsMaintenant que j’ai un peu de recul sur ce matériel, je peux vous dire qu’ils sont extrêmement efficaces. Jugez par vous même avec ces photos :A droite la poirée sous cloche dépasse allègrement les 50 cm de hauteur alors que celle cultivée en plein air n’en est qu’à une vingtaine.Avec les haricots, c’est vraiment spectaculaire. A droite du cordeau, la rangée cultivée sous tunnel (déjà en fleurs), à gauche, celle en plein air (tout juste germée). Bon la densité n’est pas extra mais lorsque j’ai retiré le tunnel mon chien s’est fait un malin plaisir d’aller gratter dans la parcelle..Bref, ce sont des produits que je conseille vivement car ils sont vraiment d’une grande qualité, d’un usage facile et surtout présentent d’excellents résultats. Même s’il n’est pas nécessaire d’en couvrir toutes les cultures, ce matériel par exemple permet d’échelonner des récoltes sans avoir à échelonner les semis tant ceux sous tunnel ou cloche prennent de l’avance. Seul hic que je vois à ces produits, c’est qu’ils ne sont disponibles qu’en une hauteur. Or les 35 cm sont vite atteints avec certaines cultures. Je n’ai pas trouvé les prix des tunnels, mais les cloches sont très abordables (6,90€ la cloche et 3,90 le lot de 10 piquets).

    Tailler ou ne pas tailler ses tomates, retour d’expérience

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    Une grande question que voilà ! La taille des tomates, certains en sont convaincus, d’autres ne veulent pas en entendre parler. Moi de mon côté, je n’avais jamais été très rigoureux là dessus. Quand, j’y pensais ou que vraiment un plant de tomates devenait trop envahissant, je taillais un peu. Et puis, j’ai eu ce nouveau jardin dans lequel j’ai voulu essayer un petit potager pour voir ce qu’il est possible de cultiver en espace réduit. Autre contrainte, les cultures étant hors serre, il me fallait les hâter au maximum. Et justement, il me semblait avoir retenu d’anciennes lectures que la taille des tomates était un bon moyen d’obtenir des récoltes un peu plus précoces et de gagner de la place sans trop perdre en productivité. J’ai donc tenté l’expérience.

    L’expérience

    Attention ! Avant de m’attirer les foudres des plus rigoureux d’entre vous, je préfère être clair sur un point : ces résultats ne sont pas à prendre au pied de la lettre mais constituent plus une piste de réflexion pour la suite. En effet, je n’ai pas pu expérimenter suffisamment en détail pour tirer des conclusions irréfutables (plusieurs variétés, plusieurs plants de chaque, plusieurs tailles, dans plusieurs régions, …). Très contraint par la place limitée, je n’ai pu comparer que deux plants mais pour lesquels j’ai tenté de faire au mieux :

  • Les deux plants étaient de la variété Ananas
  • J’ai réalisé moi même les semis et dans des conditions identiques
  • Les deux plants sont issus du même lot de graines
  • Les plants ont été mis en terre à la même date, dans les mêmes conditions et ils avaient alors des caractéristiques identiques (taille, développement racinaire, …)
  • Un plant est laissé complètement libre et n’est pas du tout taillé (hormis la taille de fin de saison pour aider les derniers fruits à mûrir)
  • L’autre plant était destiné à être taillé sur une tige (retrait systématique de tous les gourmands) mais lorsqu’une fourche est apparue (deux tiges de même grosseur), je n’ai pas eu le coeur de retirer l’une des branches. La taille est donc intermédiaire à celle sur une tige et celle sur deux tiges.
  • Résultats de la taille vs. non taille des plants de tomates

    Pour la comparaison, j’ai évalué plusieurs critères. J’espère avoir été suffisamment exhaustif pour permettre une bonne comparaison. Ces critères sont en grande partie des exigences personnelles pour me permettre de cultiver en espace réduit tout en ayant de belles productions. Pour chaque critère, en rouge ce sont les résultats obtenus sur le plant taillé (photo à gauche) tandis qu’en bleu figure les résultats du plant non taillé (à droite).

  • Précocité du premier fruit : identique (seulement plus précoce de deux jours chez le non taillé), je n’ai plus les dates exactes
  • Précocité de l’ensemble : l’ensemble des fruits sont arrivés à maturité ; 4 tomates encore vertes à l’arrachage
  • Nombre de tomates (hors vertes) : 15 ; 9
  • Poids moyen des tomates (hors vertes) : 237,4g ; 272g
  • Poids de la plus petite tomate (hors vertes) : 138g ; 144g
  • Poids de la plus grosse tomate (hors vertes) : 467g ; 488g
  • Poids total de la production (hors vertes) : 3,561kg ; 2,448kg
  • Goût : identique
  • Résistance aux maladies : identique, non touchées
  • Taille du plant : un peu plus de 2m ; environ 1m
  • Surface nécessaire (approximative) : 50cm² , 1m²
  • J’ajouterai aussi quelque chose de non quantifiable, la praticité. Il est beaucoup plus facile d’intervenir sur les plants taillés que ce soit pour la récolte ou les traitements préventifs (vaporisation de bicarbonate de soude).

    Conclusion

    Même si je n’ai pas retrouvé tous les atouts que l’on attribue à la taille des plants de tomates (plus gros fruits, plus précoces), je pense que dorénavant je taillerai mes plants. La place gagnée est vraiment importante, la production supérieure et il est plus facile de surveiller et d’intervenir sur ces plants. Des points essentiels pour moi ! Bon encore une fois, ces résultats ne sont pas irréfutables, ils ne concernent qu’une toute petite expérience. Donc j’en appelle à vous pour savoir si vous avez déjà expérimenté la taille (et laquelle) ou la non taille et quelles en sont vos conclusions? L’année prochaine, je m’intéresserai plus aux différentes tailles possibles (une tige, deux tiges, à l’algérienne, …). Et si vraiment j’en ai le courage, je me pencherai aussi sur une autre technique de la culture des tomates : l’effeuillage.

    S’il vous plait, si vous avez déjà comparé des plants non taillés à des plants taillés, pouvez vous faire part de vos observations? Et pour l’effeuillage? Un simple petit commentaire aidera beaucoup de personnes à se décider ! Merci d’avance à vous =)